Rappels de Première : les suites
Cette fiche reprend l'essentiel sur les suites arithmétiques et géométriques. Prendre le temps de lire chaque exemple : ils servent à retrouver les réflexes avant d'attaquer le chapitre.
1. Suites arithmétiques
Définition
Une suite arithmétique est une suite où, pour passer d'un terme au suivant, il faut toujours additionner le même nombre. Ce nombre s'appelle la raison, notée .
Exemple :
Ici, pour passer d'un terme au suivant, on additionne 2. La raison de cette suite est donc .
Relation entre deux termes consécutifs
Pour tout entier naturel , passer d'un terme au suivant revient à ajouter la raison :
Exemple : si a pour raison et , alors .
Méthode pour déterminer la raison
Calculer la différence entre un terme et le précédent :
Remarque : Pour vérifier qu'une suite est bien arithmétique, vérifier qu'on additionne bien toujours par le même nombre.
Exemple :
La différence est toujours la même : la suite est arithmétique de raison .
Sens de variation
Comme , le signe de la raison donne directement le sens de variation :
- si , la suite est croissante ;
- si , la suite est décroissante ;
- si , la suite est constante.
Exemple : a pour raison . Comme , la suite est décroissante.
En effet cela paraît assez logique : si on ajoute toujours un nombre négatif alors cela revient à toujours soutraire donc la suite est décroissante. À l'inverse, si on additionne toujours un nombre positif alors la suite est croissante.
Somme des termes d'une suite arithmétique
Comment calculer sans tout additionner dans l'ordre ? Une astuce : associer le premier terme avec le dernier, puis le deuxième avec l'avant-dernier.
On obtient 2 paires qui valent chacune 5. La somme vaut donc .
Cela fonctionne pour toute suite arithmétique : comme on ajoute toujours le même nombre, chaque paire donne la même somme. Il suffit alors de compter les paires, soit la moitié du nombre de termes :
Pour compter les termes de à :
Exemple : calculer .
Il y a 5 termes, le premier vaut 2 et le dernier vaut 10 :
Remarque : il existe une autre technique pour additionner des entiers consécutifs. Pour une somme qui commence à 1 et avance de 1 en 1, , calculer le nombre de termes fois le nombre qui suit le dernier terme, le tout divisé par 2 :
Pour : . On retrouve bien le même résultat.
Attention : Cette technique ne marche que pour les sommes de termes consécutifs.
2. Suites géométriques
Définition
Une suite géométrique est une suite où, pour passer d'un terme au suivant, il faut toujours multiplier par le même nombre. Ce nombre s'appelle la raison, notée .
Exemple :
Ici, on multiplie par 2 à chaque étape. La raison est .
Relation entre un terme et le suivant
Pour tout entier naturel :
Exemple : si et , alors .
Déterminer la raison
Calculer le quotient d'un terme par le précédent (les termes doivent être non nuls) :
Exemple :
Le quotient est toujours le même : la suite est géométrique de raison .
Sens de variation
Le sens de variation dépend de la raison et du signe du premier terme. Commencer par le cas où le premier terme est positif :
- si , la suite est croissante (chaque terme est agrandi) ;
- si , la suite est décroissante (chaque terme est rétréci) ;
- si , la suite est constante.
Remarque : il n'est pas intuitif de se dire que la suite géométrique est décroissante quand la raison est entre 0 et 1 alors que c'est positif. Pour rappel, multiplier par un nombre strictement positif et strictement inférieur à 1 revient à diviser.
Exemple : 0.5 x 4 = 2
Donc lorsque sa raison est strictement entre 0 et 1, la suite géométrique est décroissante.
Si le premier terme est négatif, les variations s'inversent : avec , la suite est décroissante ; avec , elle est croissante.
Si , les termes changent de signe à chaque étape : la suite n'est ni croissante ni décroissante.
Exemple : a pour raison . Les signes alternent : la suite n'est pas monotone.
Somme des termes
Pour additionner des termes consécutifs d'une suite géométrique de raison :
Exemple : calculer .
Il y a 5 termes, le premier vaut 3 et la raison vaut 2 :
Si , tous les termes sont égaux : la somme vaut simplement .
3. Erreurs fréquentes
Confondre raison et premier terme
La raison est le nombre qui permet de passer d'un terme au suivant, pas le point de départ.
Dans , le premier terme est 5, mais la raison est .
Mélanger addition et multiplication
Ne pas appliquer la méthode de l'un des deux types à l'autre. Avant de conclure, tester la différence et le quotient.
Dans , les différences sont puis : la suite n'est pas arithmétique. Les quotients valent et : elle est géométrique.
Utilisation de la mauvaise formule
Identifier le type de suite avant de choisir la formule.
- suite arithmétique :
- suite géométrique :
Erreurs dans le nombre de termes
Quand la suite commence à , il y a un terme de plus que l'indice du dernier.
De à , il y a termes, et non 10. De à , il y a termes.
Erreurs de signes
Soigner l'ordre de la soustraction : la raison est , et non l'inverse.
Dans , la raison est , pas .
Pour une raison négative, penser aux parenthèses : , alors que .