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Rappels de Première : les suites

Cette fiche reprend l'essentiel sur les suites arithmétiques et géométriques. Prendre le temps de lire chaque exemple : ils servent à retrouver les réflexes avant d'attaquer le chapitre.


1. Suites arithmétiques

Définition

Une suite arithmétique est une suite où, pour passer d'un terme au suivant, il faut toujours additionner le même nombre. Ce nombre s'appelle la raison, notée rr.

Exemple : 2 ; 4 ; 6 ; 8 ; 102\ ;\ 4\ ;\ 6\ ;\ 8\ ;\ 10

Ici, pour passer d'un terme au suivant, on additionne 2. La raison de cette suite est donc r=2r = 2.

Relation entre deux termes consécutifs

Pour tout entier naturel nn, passer d'un terme au suivant revient à ajouter la raison :

un+1=un+ru_{n+1} = u_n + r

Exemple : si unu_n a pour raison r=3r = 3 et u4=10u_4 = 10, alors u5=10+3=13u_5 = 10 + 3 = 13.

Méthode pour déterminer la raison

Calculer la différence entre un terme et le précédent :

r=un+1−unr = u_{n+1} - u_n

Remarque : Pour vérifier qu'une suite est bien arithmétique, vérifier qu'on additionne bien toujours par le même nombre.

Exemple : 5 ; 2 ; −1 ; −45\ ;\ 2\ ;\ -1\ ;\ -4

  • 2−5=−32 - 5 = -3
  • −1−2=−3-1 - 2 = -3
  • −4−(−1)=−3-4 - (-1) = -3

La différence est toujours la même : la suite est arithmétique de raison r=−3r = -3.

Sens de variation

Comme un+1−un=ru_{n+1} - u_n = r, le signe de la raison donne directement le sens de variation :

  • si r>0r > 0, la suite est croissante ;
  • si r<0r < 0, la suite est décroissante ;
  • si r=0r = 0, la suite est constante.

Exemple : 12 ; 9 ; 6 ; 312\ ;\ 9\ ;\ 6\ ;\ 3 a pour raison −3-3. Comme −3<0-3 < 0, la suite est décroissante.

En effet cela paraît assez logique : si on ajoute toujours un nombre négatif alors cela revient à toujours soutraire donc la suite est décroissante. À l'inverse, si on additionne toujours un nombre positif alors la suite est croissante.

Somme des termes d'une suite arithmétique

Comment calculer 1+2+3+41 + 2 + 3 + 4 sans tout additionner dans l'ordre ? Une astuce : associer le premier terme avec le dernier, puis le deuxième avec l'avant-dernier.

  • 1+4=51 + 4 = 5
  • 2+3=52 + 3 = 5

On obtient 2 paires qui valent chacune 5. La somme vaut donc 2×5=102 \times 5 = 10.

Cela fonctionne pour toute suite arithmétique : comme on ajoute toujours le même nombre, chaque paire donne la même somme. Il suffit alors de compter les paires, soit la moitié du nombre de termes :

S=nombre de termes2×(premier terme+dernier terme)S = \frac{\text{nombre de termes}}{2} \times (\text{premier terme} + \text{dernier terme})

Pour compter les termes de upu_p à unu_n :

nombre de termes=n−p+1\text{nombre de termes} = n - p + 1

Exemple : calculer 2+4+6+8+102 + 4 + 6 + 8 + 10.

Il y a 5 termes, le premier vaut 2 et le dernier vaut 10 :

S=52×(2+10)=52×12=30S = \frac{5}{2} \times (2 + 10) = \frac{5}{2} \times 12 = 30

Remarque : il existe une autre technique pour additionner des entiers consécutifs. Pour une somme qui commence à 1 et avance de 1 en 1, 1+2+3+⋯+n1 + 2 + 3 + \dots + n, calculer le nombre de termes fois le nombre qui suit le dernier terme, le tout divisé par 2 :

1+2+3+⋯+n=n×(n+1)21 + 2 + 3 + \dots + n = \frac{n \times (n + 1)}{2}

Pour 1+2+3+41 + 2 + 3 + 4 : 4×52=10\frac{4 \times 5}{2} = 10. On retrouve bien le même résultat.

Attention : Cette technique ne marche que pour les sommes de termes consécutifs.

2. Suites géométriques

Définition

Une suite géométrique est une suite où, pour passer d'un terme au suivant, il faut toujours multiplier par le même nombre. Ce nombre s'appelle la raison, notée qq.

Exemple : 3 ; 6 ; 12 ; 24 ; 483\ ;\ 6\ ;\ 12\ ;\ 24\ ;\ 48

Ici, on multiplie par 2 à chaque étape. La raison est q=2q = 2.

Relation entre un terme et le suivant

Pour tout entier naturel nn :

un+1=q×unu_{n+1} = q \times u_n

Exemple : si q=3q = 3 et u2=4u_2 = 4, alors u3=3×4=12u_3 = 3 \times 4 = 12.

Déterminer la raison

Calculer le quotient d'un terme par le précédent (les termes doivent être non nuls) :

q=un+1unq = \frac{u_{n+1}}{u_n}

Exemple : 80 ; 40 ; 20 ; 1080\ ;\ 40\ ;\ 20\ ;\ 10

  • 4080=12\frac{40}{80} = \frac{1}{2}
  • 2040=12\frac{20}{40} = \frac{1}{2}
  • 1020=12\frac{10}{20} = \frac{1}{2}

Le quotient est toujours le même : la suite est géométrique de raison q=12q = \frac{1}{2}.

Sens de variation

Le sens de variation dépend de la raison qq et du signe du premier terme. Commencer par le cas où le premier terme est positif :

  • si q>1q > 1, la suite est croissante (chaque terme est agrandi) ;
  • si 0<q<10 < q < 1, la suite est décroissante (chaque terme est rétréci) ;
  • si q=1q = 1, la suite est constante.

Remarque : il n'est pas intuitif de se dire que la suite géométrique est décroissante quand la raison est entre 0 et 1 alors que c'est positif. Pour rappel, multiplier par un nombre strictement positif et strictement inférieur à 1 revient à diviser.

Exemple : 0.5 x 4 = 2

Donc lorsque sa raison est strictement entre 0 et 1, la suite géométrique est décroissante.

Si le premier terme est négatif, les variations s'inversent : avec q>1q > 1, la suite est décroissante ; avec 0<q<10 < q < 1, elle est croissante.

Si q<0q < 0, les termes changent de signe à chaque étape : la suite n'est ni croissante ni décroissante.

Exemple : 1 ; −2 ; 4 ; −81\ ;\ -2\ ;\ 4\ ;\ -8 a pour raison q=−2q = -2. Les signes alternent : la suite n'est pas monotone.

Somme des termes

Pour additionner des termes consécutifs d'une suite géométrique de raison q≠1q \neq 1 :

S=premier terme×1−q nombre de termes1−qS = \text{premier terme} \times \frac{1 - q^{\,\text{nombre de termes}}}{1 - q}

Exemple : calculer 3+6+12+24+483 + 6 + 12 + 24 + 48.

Il y a 5 termes, le premier vaut 3 et la raison vaut 2 :

S=3×1−251−2=3×−31−1=3×31=93S = 3 \times \frac{1 - 2^5}{1 - 2} = 3 \times \frac{-31}{-1} = 3 \times 31 = 93

Si q=1q = 1, tous les termes sont égaux : la somme vaut simplement nombre de termes×premier terme\text{nombre de termes} \times \text{premier terme}.


3. Erreurs fréquentes

Confondre raison et premier terme

La raison est le nombre qui permet de passer d'un terme au suivant, pas le point de départ.

Dans 5 ; 8 ; 11 ; 145\ ;\ 8\ ;\ 11\ ;\ 14, le premier terme est 5, mais la raison est 8−5=38 - 5 = 3.

Mélanger addition et multiplication

Ne pas appliquer la méthode de l'un des deux types à l'autre. Avant de conclure, tester la différence et le quotient.

Dans 3 ; 6 ; 123\ ;\ 6\ ;\ 12, les différences sont 33 puis 66 : la suite n'est pas arithmétique. Les quotients valent 22 et 22 : elle est géométrique.

Utilisation de la mauvaise formule

Identifier le type de suite avant de choisir la formule.

  • suite arithmétique : S=nombre de termes×premier+dernier2S = \text{nombre de termes} \times \frac{\text{premier} + \text{dernier}}{2}
  • suite géométrique : S=premier terme×1−q nombre de termes1−qS = \text{premier terme} \times \frac{1 - q^{\,\text{nombre de termes}}}{1 - q}

Erreurs dans le nombre de termes

Quand la suite commence à u0u_0, il y a un terme de plus que l'indice du dernier.

De u0u_0 à u10u_{10}, il y a 10−0+1=1110 - 0 + 1 = 11 termes, et non 10. De u3u_3 à u8u_8, il y a 8−3+1=68 - 3 + 1 = 6 termes.

Erreurs de signes

Soigner l'ordre de la soustraction : la raison est un+1−unu_{n+1} - u_n, et non l'inverse.

Dans 10 ; 7 ; 410\ ;\ 7\ ;\ 4, la raison est 7−10=−37 - 10 = -3, pas 33.

Pour une raison négative, penser aux parenthèses : (−2)2=4(-2)^2 = 4, alors que −22=−4-2^2 = -4.

Tu as tout compris ? Vérifie-le en quelques questions.

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